
Laurence Vidil
Les choses à apporter dans la chambre d'hôtel : calques, sacs à gravât rouge, scotch bleu, feutre noir, carbone, appareils sonores... Pour une parabole de la cabane.
S'y introduirait Gradiva dans le bain, croisant la Diane du canope et la jeune fille pompéienne.
La première, figée et sans tête, se tenant sur un escalier descendant vers l’eau, l’inflexion de sa jambe n’est pas pour cette eau. La seconde s’avançant indifférente vers la mort.
Le tracé n'est pas fixé, il suit un chemin et comme prévu c'est aléatoire.
L'idée du montage. Un montage temporel entre les temps où Gradiva retrouverait un visage par des décalages formels comme des états progressifs d'une image impressionnée de celle qui s'avance toujours.
Il faudrait cette idée de flottement. Images ouvertes en propositions multiples : les calques se jouxtent, se chevauchent, se superposent et donnent à voir des têtes qui passent.
Le poids du plastique la légèreté du calque, ici bifurquent les points de vues.
L'Heure bleue, vidéo
Liste succincte des choses de l'Heure bleue : une corde, un batteur, peur du noir, un seau, tea time, une plaque d'aluminium, tuer le temps, le chocolat fondant, la chute du sac plastique, tictactictac, une cuillère, survivre à novembre, le pendule...
Des choses éparses mais choisies.
Il y a tout à faire et ces faire sont à chaque fois différents : dérouler des gestes : étendre le scotch bleu, sauter à la corde, glisser des assiettes, battre des lueurs, balancer le temps.
Montrer un reste d’équilibre, un geste simple, un petit mouvement pour une expérience.
La voix chante, echoes du double.
Heure bleue,vidéo performer Laurence Vidil, réalisation Ludovic Nobileau, texte Antonia Tadéï, direction musicale Martine Viard
L. Vidil