
Karine Debouzie Galerie Martagon
Après une maîtrise de Lettres modernes sur Georges Bataille et une formation à l’Ecole nationale de photographie, Karine Debouzie a entrepris une recherche plastique avec des installations, des dispositifs et des sculptures. L’essence de son travail vient de la photographie, il tourne autour du thème du corps, de l’organique et de l’entropie.
Après avoir produit des formes molles, de l’ordre de l’organique ces dernières années, elle continue d’expérimenter des matériaux détournés de leur utilisation première, dans une recherche de l’équilibre dans la tension et de l’unité dans la dissymétrie. Elle se sert de la notion d’échelle pour questionner le spectateur.
Karine Debouzie a réalisé dernièrement deux séries de radiographies imprimées sur PVC : Il y a un os (2010) et Ostéotypie (2010). Elle expérimente également des matériaux détournés de leur utilisation première comme dans le dispositif Ne t’endors pas (2011), où une forme réalisée en terlatane est mise en mouvement par un moteur.
Une grande partie des pièces mettent en exergue le fonctionnement du corps : une tension, un mouvement, une articulation.
Certaines réalisations peuvent prendre une orientation plus abstraite, mais gardent un caractère organique comme les Nodules (2009) ou encore flux magnétique (2010).
Ce travail questionne le positionnement de l’être humain face à son environnement, sa façon d’être au monde et aussi face à l’Autre.
L’enfermement, la tension, le flux, l’entropie sont autant de thématiques qui sont abordées dans ses oeuvres.