
François Paris La Station
On peut aimer des choses, éprouver un réel sentiment, sans vraiment savoir ce
que cela implique et qu’elles en sont les conséquences. Je pense que le plus
important n’est pas de comprendre ce qui se passe, à proprement parler, mais
plutôt de ressentir dans sa globalité la complexité qui nous entoure. Mon travail
concerne l’appréhension de l’environnement immédiat et de sa perception en
tant que puissance d’évocation.
Je compose mon travail, s'articulant du dessin à la
photographie, comme un dialogue faisant l’écho à diverses approches
narratives, où la poésie prime sur tout autre chose, ayant pour vocation de
déceler un agencement sensible et “extra-ordinaire” du monde.
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Je part le plus souvent avec des images en tête, des souvenirs dont le ressenti est complètement altéré par les années, je m'efforce de les rassembler, de recomposer cette essence aussi subtile que volatile. je scrute, je racle le fond de ma mémoire avec l'espoir d'y trouver un tout petit morceau ineffable d'un temps révolu.
la feuille de papier, des photos, sont le point de départ de ces oripeaux mémoriels, les sensations oubliés qui me reviennent.
(...)