Certains hommes opposent à nos conditionnements quotidiens l’énergie primitive de leurs gestes, de leurs regards, de leur respiration singulière. Marq Tardy est de ceux-la Dans un monde où l’émotion, l’imaginaire, sont tordus au profit des bonimenteurs de la marchandise, où le culte du veau d’or de la finance se pare des vérités pseudo-scientifiques de l’économie, il nous met en scène à nos véritables échelles, miniatures perdues au fil des chiffres de l’appât et du gain, à quoi se réduisent nos usines à consommer… Nos œuvres écrasées par le poids d’une pression anonyme comme la pierre, et les sociétés du même nom… L’inventaire dérisoire de nos fonds de tiroir remis en orbite dans des aquariums verticaux…
Ce miroir de nos vies renvoie bien des éclats perdus, à la mesure de nos désenchantements. II agit brutalement comme un révélateur de nos manques, de la soif qui nous tenaille au milieu de la fausse opulence, présentée de nos jours comme l’horizon indépassable de l’humain.