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Réservation     



Etienne Rey Seconde Nature - Aix en Provence

Le travail d’Etienne Rey explore la notion même d’Espace. Ses installations invitent à des expériences spatiales dans une dimension phénoménale axée sur notre perception.
Perceptions visuelles et souvent auditives associées aux déplacements et aux points de vue constituent les fondements de la démarche plastique. Les médiums récurrents de ces pièces sont l’espace, la lumière, l’air associés à des phénomènes physiques.
La question du lieu et de l’environnement, de l’in situ et de l’architecture sont à l’oeuvre pour participer à la découverte de structures spatiales.
Les pièces sont une invitation à une contemplation active. A la recherche d’une dimension esthétique empruntée au phénoménal pour tenter de montrer la beauté structurelle de notre monde. Depuis ce sentiment esthétique, il s’agit aussi de donner conscience de l’impact de notre présence.
Ainsi chacune des pièces exposent des réalités phénoménales, inscrites dans l’environnement, pour produire des expériences perceptives, propres à chacun. Expériences constituées par des principes de coexistences dans une multiplicité spatiale et temporelle. Cette démarche cherche ainsi à dépasser la seule vision mais repenser l’espace, révéler des infimes ou entrevoir des failles.
Ce travail s’élabore autour de deux axes de réalisations : des installations plastiques mettant à l’oeuvre des pièces purement plastique employant des matériaux aux propriétés optiques ; installations se situant dans une lignée directe de l’Art Cinétique, comme par exemple la série des diffraction, où il est question de démultiplier le point de vue. Et des installations usant d’algorithmes permettant la manipulation de phénomènes complexes, comme Tropique ou Space Odyssey.
Ces deux axes d’expérimentation permettant d’explorer une même question en utilisant certains processus plastiques inscrits dans l’art depuis des décennies voire des siècles (perspective albertinienne par exemple), comparés aux pièces utilisant des procédés qu’il aurait été impensable de réaliser il y a quelques années. On constate alors des similitudes ou des convergences profondes, comme on peut le constater entre une structure cristalline et un algorithme d’intelligence artificielle. Mais ce qui est à l’oeuvre n’est aucunement une fascination pour le technologique mais plutôt une observation de l’évolution de la culture et de ce que cela implique et transforme dans notre rapport à l’espace.