Plasticien, dessinateur, Gérard Depralon pratique essentiellement le
dessin s’autorisant parfois quelques incursions dans la photographie ou
la vidéo. La mine de plomb, outil sensible, est privilégié dans l’accomplissement
d’un travail qui porte sur le réel. On connaît les reportages dessinés,
visites instinctives de territoires dont Gérard Depralon donne une transcription
précise et personnelle. Il se consacre aussi à d’autres espaces de recherches
qu’il aborde sous plusieurs formes. Les séries « Images pressées » et
« Ainsi est-il » s’appuient sur la lecture quotidienne de la presse ou
la relecture d’anciennes parutions.
Les « Images pressées » se lisent comme une revue de presse dessinée à
partir de journaux, de magazines, voire de catalogues montrant une suite
d’instantanés, croquis sans repentirs où l’actualité peut venir d’aujourd’hui,
d’hier ou d’avant-hier sans ordres thématique ou chronologique.
Avec « Ainsi est-il » il s’agit de tout autre chose bien que les scènes
retranscrites soient aussi puisées dans le média papier. Les légendes
fictives décrivent des tranches de vie fantaisistes, décalées mais non
dénuées de signification.
Ces deux séries ont fait l’objet d’éditions de digigraphies chez Éric
Linard.
Enfin pour l’artiste l’étude du paysage se poursuit avec un projet en
cours nommé provisoirement « le paysage n’est pas modeste » dont quelques
études seront montrées dans la chambre n°31 de l’hôtel Burrhus, qui deviendra
pour trois jours un cabinet de dessins.