supervues - petite surface de l'art contemporain du vendredi 14 décembre au dimanche 16 décembre 2007 - hôtel Burrhus - Vaison-la-Romaine

Didier Petit

Je ne suis pas sûr que l’histoire d’une création se construise par rapport à un sujet.
Il s’agirait peut-être d’abord de construire le lieu, comme pour prouver que l’œuvre est aussi ce qui a été là.
L’idée d’une peinture m’effraie quant à la fonction qu’elle va produire. Ce sera donc par la reproduction que l’œuvre sera le lieu ou la parole
Le travail intitulé “Les murs de ma chambre”, commencé en 1989, est un vaste ensemble d’images et d’installations .
Les images, photographies et dessins au crayon ou à la mine de plomb, constituent un corpus répertorié des connaissances humaines, vues à travers l’imaginaire d’une chambre close.
Subdivisé, pour l’instant en cinq parties (Les murs de ma chambre, Mythologies, Stéréoscope, Caméléon, Etat Civil), ce travail est axé particulièrement, par projection mentale, sur une représentation autobiographique en négatif.
Que ce soit dans un rapport au lieu (Les murs de ma chambre), un lien avec l’histoire (Mythologies), un apprentissage du savoir (Stéréoscope), une appropriation subjective du réel (Caméléon) ou une tentative d’auto-formulation (Etat Civil), les œuvres, pour arbitraires qu’elles soient dans leurs formes ou leurs techniques, subjectives dans leurs choix, permettent de glisser d’une idée à une autre, de l’observer sous plusieurs angles, de passer du dessin à l’installation, de la photographie à l’édition de cartes postales ou de livres.
Entomologiste, ethnologue ou astronome, je m’applique, sujet après sujet, à la construction d’un dictionnaire subjectif, comme autant de périodes d’histoires, de voyages ou de lieux inhérents à ma vie.
Qu’il s’agisse d’insectes, de plantes, de constellations ou de visages humains, le dessin fait appel à l’imagerie populaire du dictionnaire ou du dessin d’anatomie.

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