Sandra Ferreri développe une démarche artistique basée sur la relation entre l’objet et son ombre porté et cherche à révéler l’essence des ces formes produites.
Pour elle, ce territoire obscur se présente comme un vaste terrain de jeu lui offrant un espace de fantasme où tourbillonne l’imaginaire, la mémoire et les sens.
Elle utilise du mobilier, et par le biais d’éclairages projette leurs ombres pour matérialiser cette espace futile. Ayant comme contrainte le matériau, elle le choisit en relation avec la sémantique de l’objet. Pour cela elle puise dans sa mémoire sensorielle des matières qui ont marquées son enfance. Elle établit une relation étroite entre l’objet et son ombre portée, un dialogue entre la deuxième, la troisième, et la quatrième dimension qu’elle tente d’effleurer.
En réalisant ces installations, Sandra crée un jeu incessant de formes, d’ombres portées, d’un univers sur un autre. Métamorphose, anamorphose où les images des phénomènes se substituent incessamment les uns aux autres, il ne reste que le mécanisme capable de les produire…