ROMALU-PINVAS’ ( Hôtel Burrhus, décembre 2009)
Romae Lupa : en Vaison la douce peuplée des fantômes, la Louve romaine n’est jamais loin.
Romule et Rémi, enfants des eaux de Mars et de Rhéa la belle sont partis rejoindre leur lointains ancêtres : Caïn et Abel.
Mais la Louve demeure en ses nuits lupercales. Hommage au regretté Raymond Verdier.
Lycaon, roi des bergers d’Arcadie peints par Poussin à Rome, fut changé
en loup. Que devint sa femme ? Et qu’en fit le Gellée ?
Donne-t-elle toujours le lait aux égarés ?
Valéry à Sète nous la chante : c’est l’ange au « lait plat ». La Jeannie - ou Jenny ( ?) - qu’aima De la Croix et fleurit Baudelaire ?
Mère de Louve aux pieds paumés, au sein généreusement pendant, élégant
marsouin égaré en eau douce, par l’Ouvèze tu nous joins.
Eau rare ou furieuse, eau vitale, de ton lait tu nous nourris au sang
de tendre violence.
De tes dents tu nous protèges. Par tes yeux nus nous réchauffes. Langue fraîche comme oubli.
Ton corps sublime éblouit.
Force est ton sexe.
Et en l’hôtel Burrhus,
Louve - ondoyante chambre trois du divin lupanar - je te peins Rousse.